Paris en Diagonale

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Comme Hollywood (qui n'est qu'un quartier de Los Angeles), Paris est une ville de cinéma. Si, comme bien d'autres réalisateurs, Justine Triet l'a prise frontalement pour La Bataille de Solférino, présenté par Marc-Antoine Vaugeois lors de la soirée Harvard in Paris de mercredi, d'autres ont abordé Paris de travers. Ainsi, les cinéastes de L'Expérience Diagonale de Paul Vecchiali sont entrés dans la ville par le côté, une démarche qu'ils ont d'ailleurs appliqué à leur façon de faire du cinéma. Nous retrouverons cette semaine quelques un des films de cette belle école, dont certains seront présentés par celles et ceux qui en ont fait partie. Le reste de notre programme décline celui de la semaine dernière avec toujours les deux derniers opus de Paul Vecchiali - Les Sept Déserteurs et Train de vies -, ainsi que l'Affaire Thomas Crown et ses Cycle Casses du siècle, plus d'autres récent succès (My Wonder Women, Ready Player One, Phantom Thread) qui conservent une séance de rattrapage.

Mercredi à 20h, les étudiants américains délocalisés d'Harvard in Paris retrouvent notre salle pour une de leurs soirées "urbanisme et cinéma". Ils ont invité l'acteur-réalisateur Marc-Antoine Vaugeois afin de débattre après la projection de La Bataille de Solférino, précédé du court-métrage Les Miettes. Dans sa Bataille, Justine Triet a tenté une drôle d'expérience en tournant de nombreux plans de sa comédie acide lors de l'élection de François Hollande en 2012, qui fut sans doute l'un des derniers bons moments au siège historique du PS.

Autre expérience étonnante, celle de la maison de production Diagonale à laquelle nous rendons hommage. Paul Vecchiali, son fondateur, y a instauré une façon de penser et de faire le cinéma très particulière. Il a ainsi fait éclore une génération de réalisateurs multitâches qui, pour des raisons de simplicité et d'efficacité, ont principalement tourné à Paris, et pas toujours avec une autorisation ! Nous verrons trois des films issus de cette école de cinéma, dont certains seront présentés par des personnes ayant vécu L'Expérience Diagonale. Ainsi, samedi à 20h, la projection de Simone Barbès ou la vertu sera suivie d'un débat avec le réalisateur Yann Gonzalez et le monteur Raphael Lefevre. Le lendemain à 16h,

Tout droit en Diagonale.

Chères spectatrices, chers spectateurs,

L'expérience Diagonale, à l'honneur cette semaine, c'est celle de Paul Vecchiali qui a construit, en bande et depuis près de 60 ans, une carrière déterminée. Car si le Vecchiali-cinéaste vient encore de réaliser deux films (Les Sept Déserteurs et Train de vies), le Vecchiali-producteur et distributeur a aussi soutenu de nombreux auteurs indépendants, dont Marie-Claude Treilhou. Elle sera avec nous lors de plusieurs projections de films issus de cette étonnante école de cinéma, dont l'un des siens, Simone Barbès ou la vertu. Outre ce cycle, trois événements vont rythmer la semaine. Si les deux premiers sont connus, le troisième est une nouveauté. Jeudi à 20h30, nous retrouverons le Ciné-club des Ecoles, avec une séance-débat-cocktail autour de Network et, mardi 19, le Ciné-club Positif nous propose une belle soirée avec Michel Ciment et Stéphane Brizé, pour la projection de son film Entre Adultes. Entre les deux, vendredi soir en l'occurrence, nos nouveaux amis du Centre Culturel Hellénique nous convient à voir ou revoir La Petite Angleterre, très beau film grec de Pantelis Voulgaris. Ces nombreux moments forts laissent un peu de place à nos récents succès, dont My Wonder Women, Ready Player One, Phantom Thread et Lady Bird. Bien sûr, l'Affaire Thomas Crown, de Norman Jewison, et son Cycle Casses du siècle demeurent également à l'affiche.

L'Expérience Diagonale, qui dura deux décennies (1976 à 1994) et vient d'être réactivée, est une véritable école de cinéma ; une façon unique de fabriquer des films, vite, pas chers et dans une urgence narrative en rupture avec les codes d'un cinéma trop formaté. Elle est le fruit d'une volonté et d'une conviction, celles de Paul Vecchiali. Il traina dans son sillage toute une équipe de jeunes gens qui partageaient des valeurs, des engagements et aussi des compétences. Ainsi, en Diagonale, on passait sans barguigner du cadre

Tous les soirs (ou presque).

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Le mois de juin est celui des baptêmes, des communions et des mariages.  Au Grand Action, c'est le mois des événements. Si nous ne sommes pas avares en soirées, débats et autres réjouissances cinématographiques tout au long de l'année, les semaines qui s'annoncent vont battre des records de festivités. Celle qui arrive vous propose ainsi plusieurs rendez-vous : presque un par soir ! Jeudi, les étudiants d'Harvard in Paris reprennent leur quartier d'été et leurs projections-débats avec À Bout de Souffle, suivi, mardi 12, de Mon Oncle. Vendredi, il y aura l'avant-première d'Armonìa, Franco et Mon grand-père, de Xavier Ladjointe en sa présence et celle de Daniel Prevost. Le même soir, les Posthumanistes feront leur cinéma avec THX 1138 et lundi, Marie-Claude Treilhou viendra nous présenter Simone Barbès ou la vertu, l'un de ses films produits par la société Diagonale de Paul Vecchiali, qui inaugure une série de soirées et de ressorties. Par ailleurs, les films de Paul (Les Sept Déserteurs et Train de vies) gardent l'affiche, tout comme My Wonder Women, Ready Player One, Phantom Thread et Lady Bird. Et tout cela laisse de la place pour l'étincelante copie de l'Affaire Thomas Crown, ainsi que le Cycle Casses du siècle qui accompagne cette prestigieuse réédition du film culte de Norman Jewison.

Chaque année, quelques étudiants de l'une des plus prestigieuses universités américaines se retrouvent au Grand Action pour parler urbanisme, architecture et cinéma. Deux soirées Harvard in Paris vont rythmer la semaine. Jeudi à 20h, la projection du premier chef d'œuvre de Godard, À Bout de Souffle, sera suivie d'un débat avec Louis Seguin, réalisateur et critique aux Cahiers du Cinéma. Deuxième mi-temps mardi 12 à la même heure, cette fois autour de Mon Oncle, du délicieux Jacques Tati, pour lancer un échange avec le biologiste et physicien Stéphane Douady. Du concentré d'intelligence !

Vendredi, un cas de conscience va se poser. D'un côté et à 19h30, l'avant-première d'Armonìa, Franco et Mon grand-père, de Xavier Ladjointe. Pour palier le silence de sa mère, ce petit-fils de réfugiés espagnol est parti en quête de son histoire familiale déchirée par la guerre. Daniel Prévost, touché par l'idéalisme des Républicains espagnols, accompagnera le réalisateur pour échanger après la projection, qui se poursuivra par un cocktail. Mais, à 20h, dans la salle voisine, le club du Cinéma Posthumaniste a invité deux universitaires - Claire Larsonneur et Carlos Tello - pour débattre de l'avenir de notre espèce en s'appuyant sur la projection de THX 1138, célèbre film de science-fiction de George Lucas,

Les inventeurs de cinéma

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Il est des cinéastes qui cherchent, sortent des sentiers battus, interrogent le monde, prennent le risque de déranger, ne cèdent rien et ne lâchent jamais. Paul Vecchiali est de ceux-là. Depuis près de 60 ans, ce brillant monsieur crée une œuvre à nulle autre pareille, toujours fraîche, interpellante, renouvelée, et poursuivie au fil des années. Nous sommes ravis et honorés de vous proposer ses deux derniers films - Les Sept Déserteurs et Train de vies - qu'il viendra lui-même nous présenter samedi, accompagné de son équipe. De 40 ans son cadet, Bertrand Mandico est animé de la même envie de se réinventer et de proposer un cinéma particulier et radical. Mardi 5 juin à 20h, le Ciné-club Louis Lumière nous convie à découvrir quelques courts-métrages du réalisateur du récent et remarqué Les Garçons sauvages. Par ailleurs, l'Affaire Thomas Crown, étincelant sur sa copie restaurée, poursuit sa carrière, tout comme nos films récent (My Wonder Women, Ready Player One, Phantom Thread et Lady Bird, dont le succès ne se dément pas).  

Formé à l'animation dans la célèbre école des Gobelins, Bertrand Mandico passe vite à la prise de vue réelle, mais continue de creuser le sillon d'un cinéma érotico-insolite, dont il poursuit l'expérience sur différents supports : photographie, dessin, collage...  Au delà de la recherche formelle, Mandico mélange les genres et tente des collaborations avec d'autres artistes, notamment Elina Löwensohn, avec qui il signe Boro in the Box. Cette biographie expressionniste de Walerian Borowczyk, réalisateur polonais à qui il consacra une exposition à Varsovie, fut primé dans de nombreux festival. Ce court-métrage de 2011 est l'un des trois (avec Living still life et Notre-dame des Hormones) qui sera projeté mardi soir. La triple projection se fera en présence de Pascale Granel, directrice de la photographie et, à ce titre, invitée du Ciné-club Louis Lumière qui se poursuivra par un cocktail.

Si, de film en film et à travers son étonnante Encinéclopédie (Editions de l'œil), Paul Vecchiali avoue son amour pour le cinéma des années 30 (celle de sa naissance), il n'en demeure pas moins un auteur-réalisateur résolument moderne, par ses sujets (la sexualité, le sida...), son écriture, sa réalisation, et son artisanat de production. Sincère, provocateur, novateur, celui que François Truffaut considérait comme l'héritier de Jean Renoir, continue de creuser son sillon et de faire entendre sa voix singulière entouré de sa bande : Marianne Basler, Pascal Cervo, Astrid Adverbe... Ces trois là, et quelques autres, sont au générique des deux derniers films de Paul Vecchiali que nous sortons cette semaine. Les Sept Déserteurs, est un pamphlet poétique noir et antimilitariste, alors que Train de vies, est une touchante balade ferroviaire dans la sexualité d'une jeune femme. Samedi à 18h, Paul et son équipe viendront

Bonnes affaires

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Depuis mercredi dernier, la somptueuse copie neuve de l'Affaire Thomas Crown éclaire nos écrans, trainant à sa suite deux cycles : celui consacré à Faye Dunaway et un autre rassemblant les plus beaux Casses du siècle filmés. Mais il est d'autres belles choses à venir glaner dans nos salles, à commencer par, dimanche et lundi, les avant-premières  des derniers films de notre ami Paul Vecchiali, en sa présence. Egalement au programme, une séance du Collectif Jeune Cinéma (ce sera jeudi soir), et tous nos succès des précédentes semaines : My Wonder Women, Ready Player One, Phantom Thread et Lady Bird.

Régulièrement, le Collectif Jeune Cinéma vient nous faire découvrir et  partager une autre forme d'expression filmique, mêlant recherche formelle, narrative et sémantique. Jeudi  à 20h, Gabrielle Reiner et Thibault le Texier, tous deux animateurs du Collectif, seront dans la salle pour nous présenter une nouvelle série de courts-métrages expérimentaux qui bousculent nos habitudes de spectateurs. C'est toujours un plaisir.

Dimanche à 16h30, notre cher Paul Vecchiali, éternel jeune homme du cinéma qui, lui aussi, n'a de cesse de le réinventer depuis ses débuts dans les années 60, nous invite à venir découvrir Les Sept Déserteurs, l'un de ses derniers films. Cinéaste volontairement marginal, Paul, qui est par ailleurs polytechnicien et ancien producteur de Jean Eustache, sera accompagné de son équipe. Il reviendra avec sa bande lundi à 20h30 pour une autre nouvelle réalisation, Train de vies. Il restera pour la séance suivante, à 22h, lors de la projection de Faux-Accords, un film de 2013. Là encore, voir la formidable énergie de Paul qui, avec la verdeur de ses 88 ans, vient de reprendre sa casquette de distributeur, est un authentique plaisir.

Le 19 juin 1968, l'Affaire Thomas Crown sortait sur les écrans américains. Les spectateurs français durent attendre octobre de la même année pour en apprécier le scénario tortueux, le charme du duo d'acteurs, l'indémodable musique de Michel Legrand et surtout la mise en scène novatrice de Norman Jewison. Le réalisateur venait alors de découvrir un nouveau procédé lors d'une exposition, et appliqua avec talent ce split-screen, qui consiste

Faye et casses.

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Notre Cycle Faye Dunaway, annonciateur de la sortie sur copie neuve de l'Affaire Thomas Crown mercredi 16 mai, va s'enrichir de quelques autres prestations de cette formidable comédienne. Et pour fêter dignement la réédition dite "du cinquantenaire" - puisque ce film de cambriolage  fut réalisé en 1968 - nous lui offrons aussi un cycle Casses du siècle. Notre quinzaine, le festival de Cannes nous retenant sur la Croisette, pas de lettre mercredi prochain, sera aussi marquée par un Ciné-club Positif. Mardi 15, l'un des rédacteurs de la revue nous présentera Une Séparation, d'Asghar Farhadi. Par ailleurs, nos succès du moment (My Wonder Women, Ready Player One, Phantom Thread et Lady Bird) conservent quelques séances.

Commençons donc par mardi 15, dont la soirée sera consacrée à un Ciné-club Positif. Après le rituel cocktail de bienvenue servi à partir de 19h30, l'un des rédacteurs de la revue  animera la projection d’Une Séparation. Réalisé par Asghar Farhadi, ce drame qui obtint l'Ours d'Or à Berlin en 2011 et deux d'argent pour chacun de ses interprètes principaux, part d'une situation simple et universelle pour pointer les dysfonctionnements de  la société iranienne, engoncée dans sa bureaucratie, sa religion et ses contradictions. Et voilà un couple en pleine séparation qui plonge dans un cauchemar humain et administratif. Si vous avez raté ce bijou du riche et trop rare cinéma perse (et même si vous l'avez vu), courrez mardi soir au Grand Action.

Lorsqu'on nous nous sommes dit : "Tient ! Si on faisait un cycle films de casses pour annoncer Thomas Crown ?", les idées ont fusé tant le sujet inspira les cinéastes. La disponibilité des copies nous a un peu contraints, mais pas suffisamment pour ne pas bâtir un beau programme Casses du siècle. De L'Ultime Razzia de Kubrick au Cercle Rouge de Melville, en passant par le Guet-apens, de Peckinpah, les Tueurs de dames de Mackendrick, la Mélodie en sous-sol, de Verneuil et la série

Des femmes formidables

Chères spectatrices, chers spectateurs,

La vie sans les femmes serait triste, bancale et boiteuse. Il en va de même du cinéma qui, dans notre programme de la semaine, célèbre une escouade de dames formidables, plein de belles énergies. Wonder Women inspiratrices d'une héroïne de comics, jeune rebelle virtuélo-réelle de Ready Player One, muse inventive dans Phantom Thread ou Lady Bird en pleine mutation post-adolescente, autant de belles personnes féminines et féministes. Mais, derrière ces femmes de fiction se cachent des actrices, et nous sommes heureux de rendre hommage à l'une d'entre elles. Notre Cycle Faye Dunaway, annonciateur de la prochaine ressortie sur copie neuve de l'Affaire Thomas Crown, permet de (re)découvrir quelques moments forts de la belle carrière de cette comédienne phare des 70's (et au-delà !).

Si c'est un homme qui imagina le personnage de Wonder Woman, il lui fut inspiré par les deux femmes qui, intellectuellement et intimement, partageaient sa vie. Angela Robinson nous entraîne dans la drôle d'histoire de cette famille d'universitaires libres qui défraya la chronique de l'Amérique puritaine des années 30. Avec My Wonder Women, cette jeune cinéaste, militante féministe, évoque une anecdote peu connue, et réalise une ode à la liberté de réfléchir, de créer, et d'aimer. Si le trio d'acteurs du film est parfait, mettons une petite note supplémentaire à Rebecca Hall, interprète de l'épouse légitime, piquante, charmante et agissante. On l'adore et on attend sa prochaine prestation...

D'origine britannique comme Rebecca, Olivia Cooke est la révoltée de Ready Player One. Révélée par la série Bate's Motel alors qu'elle sortait à peine de l'adolescence, elle fait son entrée dans la cour des grands devant la caméra de Spielberg. Grandir est le sujet

Créations

Chères spectatrices, chers spectateurs,

My Wonder Women, nouveau film d'Angela Robinson, raconte l'invention d'une héroïne de comics ; Ready Player One nous plonge littéralement dans la création virtuelle d'un visionnaire et Phantom Thread évoque les folies d'un créateur. Le cinéma est une création et ne cesse de la célébrer. C'est d'ailleurs l'objet de la séance du Collectif Jeune Cinéma dont les courts métrages expérimentaux, jeudi soir, explorent la nouvelle création filmique. Une inventivité que l'on retrouve dans le travail de Clément Cogitore qui, avec Ni le ciel ni la terre, nous entraîne dans un monde entre réalité et phantasmes. Son film sera projeté mardi 1er mai lors d'un Ciné-Club Louis Lumière, présenté par le chef opérateur Sylvain Verdet. Le jeune et talentueux Swann Arlaud, récemment césarisé pour son rôle de Petit Paysan, sera parmi nous  samedi à 19h pour une rétrospective de ses courts métrages. Dédié à une autre inspirante comédienne, le Cycle Faye Dunaway complète notre programme et annonce la prochaine ressortie sur copie neuve de l'Affaire Thomas Crown.

Le premier événement de notre semaine se tiendra jeudi à 20h. Gabrielle Reiner viendra nous présenter une nouvelle cuvée du Collectif Jeune Cinéma, en présence de Caroline Pellet, réalisatrice. Les six courts métrages expérimentaux que nous y verrons proposent une approche résolument différente de l'objet cinématographique, qui continue d'évoluer, au sens darwinien, pour s'adapter au monde.

Samedi à 19h, vous avez rendez-vous avec Swann Arlaud. Accompagné par les cinéastes qui eurent l'intelligence de lui offrir ses premiers rôles dans leur court-métrage, ce jeune comédien commentera les débuts d'une carrière qui s'annonce longue et riche. C'est ce que nous lui souhaitons, et à nous aussi d'ailleurs tant son jeu est intéressant.

Mardi soir, nous finirons cette huitaine en beauté avec Ni le ciel ni la terre, très beau film de Clément Cogitor qui, partant d'une situation  bien réelle - des militaires en Afghanistan - nous entraîne vers un monde

De drôles d'histoires…

Chères spectatrices, chers spectateurs,

La sortie de la semaine, My Wonder Women d'Angela Robinson, évoque une bien étrange histoire qui conduisit un prof de psycho libre et novateur à inventer le personnage de Wonder Woman, comme un hommage à ses deux amours. Etonnant conte aussi que celui que nous propose le Ciné-Club des Ecoles avec Le Sucre, de Jacques Rouffio. Cette originale comédie paradoxalement acide des années 70 sera présentée jeudi à 20h30 par Audrey Birrien, ex des laboratoires Eclair, qui nous expliquera les secrets de la restauration des films. La préservation des œuvres est au cœur du travail de l'Association des Distributeurs des Films de Patrimoine (ADFP). Pour sa quatrième édition, le Festival Play it again qu'elle organise nous invite à voir et revoir une douzaine de grands films qui n'ont pour seul point commun que de mériter qu'on les sauvegarde et qu'on les voie. Nul doute que, dans quelques années, ce festival programmera Ready Player One, Lady Bird ou Phantom Thread, nos trois dernières exclusivités, toujours à l'affiche. Enfin, signalons que toutes les séances de 21h05 de My Wonder Women seront ouvertes par la projection, en présence de l'équipe du film, des Equilibristes. Ce court métrage de Gilles Tillet, lauréat du Prix Contis-Grand Action 2018 raconte aussi une drôle d'histoire...

Jeudi à 20h30, le Ciné-Club des Ecoles a invité Audrey Birrien, restauratrice chez Hiventy afin qu'elle nous raconte la merveilleuse aventure technique de la sauvegarde du patrimoine cinématographique. Ses passionnantes explications seront illustrées par Le Sucre, de Jacques Rouffio. Carmet en naïf, Depardieu en histrion du business, Piccoli en cynique rasé, cette comédie noire sur la spéculation du sucre est un régal. Tout comme le cocktail à suivre au Grand Bar.

Tout le monde connait Wonder Woman, pionnière des supers héroïnes qui apporta un peu de féminité dans le monde des sauveurs résolument testostéroné. Publié pour la première fois en 1941 dans un magazine édité par DCComics, géant américain du genre, elle rencontra (et rencontre toujours) un grand succès, motivant des adaptations télévisuelles et cinématographiques. Ce que l'on ignore en revanche, c'est la genèse de ce mythe féministe américain, créé par Charles Moulton, pseudonyme d'un psychologue iconoclaste, professeur, inventeur d'un détecteur de mensonge et scénariste amateur. Avec son épouse, également universitaire, et l'une de ses étudiantes, ils formèrent un couple à trois qui défraya la chronique. Ils goûtèrent à un complexe bonheur interdit dans une Amérique puritaine. C'est cette histoire incongrue que raconte Angela Robinson, jeune cinéaste féministe et homosexuelle revendiquée. My Wonder Women évoque la naissance de l'héroïne à travers les jeux sadomasos du "trouple" d'intellos. Mais Robinson met surtout en avant la belle aventure amoureuse de trois

Festivals

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Au delà d'être un cinéma classique qui projette des films en exclusivité tels Ready Player One, le dernier Steven Spielberg, Lady Bird, 3 Billboards ou Phantom Thread, nos trois récents succès toujours à l'affiche, le Grand Action organise aussi des événements, des ciné-clubs et même des festivals. Ainsi, jeudi et vendredi, notre salle accueille le Festival des Nuits Méditerranéennes, qui célèbre le cinéma Corse et celui des bords de la mer qui entoure l'île : compétition jeudi et palmarès vendredi dans une ambiance festive et insulaire.  Samedi, nous projetterons les lauréats d'une autre rencontre cinéphilique que nous soutenons, le Festival du Film de Femmes de Créteil. Niveau Ciné-clubs, la semaine est également fournie avec, mercredi, celui des Présences Extraterrestres autour de Under the skin et, mardi 17, le Ciné-Club Positif avec Pierre Eisenreich pour nous présenter Huit et demi.

Depuis plusieurs années, une belle histoire lie le Grand Action et le Festival des Nuits Méditerranéennes. Nous sommes ravis d'accueillir cette année les projections de cet attachant rendez-vous du court-métrage dans nos salles. Jeudi soir, à 18h, 20h, et 22h, trois séances permettront au jury de la section Corse du Festival de voir les films présentés en compétition, en présence du public. Tous ces films ont en commun d'avoir un lien, plus ou moins direct, avec la Corse. Chaque inter-séance sera l'occasion de boire un verre en dégustant des produits, fromages et charcuteries, directement venus

Le monde d’après

Chères spectatrices, chers spectateurs,

L'adaptation du best-seller d'Ernest Cline, Ready Player One par Steven Spielberg, est l'une des évocations d'un futur (pas forcément radieux) qui nous attend. Le monde d'après sera aussi au programme vendredi à 20h, avec une projection organisée par nos amis du Cinéma Posthumanisme, qui nous invitent à un débat autour de Sayonara, drame apocalyptique japonais de Koji Fukada. Plus optimiste, mais néanmoins anticipationnel tant le combat des femmes n'est pas gagné, le mini cycle Féminisme, énigmes, cinéphilie de samedi nourrira un échange avec la critique et réalisatrice Laura Mulvey. Cette grande figure féministe britannique nous présentera Tout ce que le ciel permet, de Douglas Sirk, et Riddles of the Sphinx, film expérimental qu'elle a co-réalisé avec Peter Wollen. Il sera encore question de féminisme mardi soir avec deux projections de la section "Donna" du Festival des Nuits Méditerranéennes, une sélection de courts-métrages de réalisatrices. Par ailleurs, nos films des semaines précédentes (Lady Bird, 3 Billboards, Phantom Thread et le Cycle Paul Thomas Anderson qui termine sa carrière) conservent quelques séances, comme de sublimes traces du monde d'avant.

Le cycle pensé par le collectif Cinéma Posthumanisme veut ouvrir la réflexion autour de toutes les dimensions et mutations de l'homme de demain. Après plusieurs projections sur des thèmes aussi variés que l'effacement des frontières, le transhumanisme ou le cyberpunk, ce vendredi sera l'occasion d'évoquer l'après apocalypse. Dans Sayonara, de Koji Fukada, le Japon subit un cataclysme nucléaire d'origine terroriste. Mais, alors que s'éteint ce pays millénaire, la poésie et la beauté naissent des cendres du soleil levant. Ce film, probablement le premier dans lequel joue un androïde, sera la rampe de lancement d'un

Ready ?

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Êtes-vous prêts à plonger dans Ready Player One ? Le grand Steven Spielberg adapte le best-seller d'Ernest Cline, livre culte de la geekosphère, pour son nouveau film haletant et spectaculaire que nous sommes heureux de vous proposer dès mercredi. L'autre grande nouvelle de la semaine est un Ciné-club Louis Lumière qui se tiendra mardi 3 avril à 20h. La cheffe électricienne joliment nommée Marianne Lamour nous présentera les amours tristes et tarifées de L'Apollonide, de Bertrand Bonnelo. Par ailleurs, Lady Bird, 3 Billboards, Phantom Thread et le Cycle Paul Thomas Anderson qui l'accompagne, poursuivent leur carrière et c'est un régal de voir ou revoir tous ces films.

Stakhanoviste protéiforme de la réalisation, Steven Spielberg possède une capacité de travail balzacienne, enchaînant les films de tout genre avec entrain. Vu le programme de ses prochaines sorties, il ne semble pas prêt de s'arrêter ! Après Pentagon Papers, voici donc Ready Player One, adapté d'un roman d'anticipation à succès d'Ernest Cline. En 2045, notre planète va encore plus mal qu'aujourd'hui et la population cherche un peu de réconfort dans le monde imaginaire d'Oasis, où l'on s'invente une vie meilleure grâce à un casque de réalité très augmentée. Tel le pompon du manège de notre enfance, le créateur de l'Oasis promet une fortune bien réelle à qui accrochera l'œuf de Pâques virtuel qu'il a dissimulé dans son univers infini. C'est de saison. Un jeune anti-héros - Tye Sheridan, petit prodige découvert par Terrence Malick et Jeff Nichols - se lance à la poursuite de ce graal numérique. Mais les conflits qui naissent dans l'Oasis débordent IRL "in real life", comme on appelle la vraie vie de nos jours. Et des vrais méchants y sont aux aguets… Ready Player One est un film visuellement époustouflant, porté par une bande son tonitruante qui mérite le système d'amplification 7.1 (les connaisseurs apprécieront) qui équipe notre salle panoramique. Par ce spectaculaire film à énigmes, le réalisateur, qui sait aussi porter des projets lourds et sérieux, renoue avec son âme d'enfance qu'il n'a jamais perdue. Et il fait aussi montre de son incroyable virtuosité pour tenir, comme toujours et quel que soit le sujet, son public en haleine.
Tous les soirs, la séance de 21h de Ready Player One sera précédée de la projection de Amal, court-métrage qui a obtenu le Prix Grand Action au Festival des Nuits Med. Aïda Senna, la talentueuse jeune réalisatrice marocaine sera

Les jeunes et l'Europe

Chères spectatrices, chers spectateurs,

L'Europe est l'avenir des jeunes, et les jeunes construiront la future Europe. Notre bon vieux continent leur appartient car il doit porter leurs idées : l'inventivité, la démocratie, l'engagement, la justice, le mouvement, la création, l'ouverture, l'équité à défaut d'égalité. L'Europe et la jeunesse structurent notre programme de la semaine à travers un rendez-vous et un festival. Mercredi à 20h, séance spéciale du Collectif Jeune Cinéma, groupe de néo-cinéastes talentueux, radicaux et attachants. Le week-end s'abandonnera avec ravissement au Festival l'Europe autour de l'Europe, animé par le toujours jeune Jean-Pierre Léaud. Notre Ciné-club Positif du mois vient se glisser dans le fil des événements. Lundi, Michel Ciment, docteur es-cinéma, se fera une joie de débattre avec Cédric Kahn autour de son film, Vie Sauvage. L'échange, lui, devrait être intelligent et courtois, débuté d'ailleurs à 19h30 par un cocktail au Grand Bar, à consommer avec modération. Aucune modération n'est en revanche requise pour les visions de Phantom Thread et du Cycle Paul Thomas Anderson ni pour celles de Lady Bird, 3 Billboards et La Dame de Pique

Le Collectif Jeune Cinéma nous propose une approche expérimentale, engagée et éclectique du septième art. Mercredi soir, nous retrouverons ces cinéastes pour un débat et des projections Over the rainbow. Cher à Dorothy, l'héroïne du Magicien d'Oz, l'arc-en-ciel crée un lien dans cette sélection de courts-métrages venus de divers horizons. Motif résultant d'un phénomène climatique, mais aussi spectre optique ou sonore, l'arc peut également révéler de façon métaphorique l'envers du décor du cinéma hollywoodien. Les films seront plastiquement et philosophiquement présentés par Martial Raysse, Jackie Raynal, Unglee et Gabrielle Reiner, animateurs du collectif.

Comme chaque année, l'Europe se retrouve au Grand Action pour un week-end animé par une personnalité. Jean-Pierre Léaud sera parmi nous samedi et dimanche afin de nous présenter sa sélection de films représentant la diversité filmique du Festival l'Europe autour de l'Europe. Du Masculin-Féminin godardien à La naissance de l'Amour de Garrel, en passant par J'ai engagé un tueur, de Kaurismaki, et

Festival de ciné-clubs

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Après une semaine de festival russe - un moment toujours riche en émotions - la tension reste haute au Grand Action avec quatre ciné-clubs, plus une projection présentée par Pierre-William Glenn, réalisateur qui est aussi l'un des plus grands chef-opérateurs français. Avant d'entrer dans le détail de cette semaine encore agitée, n'oublions pas que nos dernières exclusivités, Lady Bird, 3 Billboards, Phantom Thread et notre Cycle Paul Thomas Anderson gardent l'affiche. Allons-y par ordre d'apparition à l'écran.

Mercredi soir, le Ciné-Club Présences Extraterrestres ouvre le bal avec District 9. A l'heure où les crises migratoires agitent notre planète, Neill Blomkamp raconte l'étrange aventure de réfugiés extraterrestres parqués dans un township sud-africain. Ce film de science-fiction politique, qui pose bon nombre des questions liées à l'accueil, à l'altérité et aux intérêts qui se jouent autour de cette délicate problématique, servira de point de départ au débat à suivre. L'historien Alain Musset et le paléontologue Jean-Sébastien Steyer nous expliqueront que l'histoire de l'humanité et d'abord celle de ses migrations. Un verre suivra cette passionnante rencontre.

(donc jeudi, à 20h30) avec le Ciné-Club des Écoles qui nous emmène dans le Japon du XVIe siècle vu par Mizoguchi. Les Contes de la lune vague après la pluie, Lion d'Argent à Venise en 1953, fit connaître son réalisateur en Europe et, inspiré par la subtile rigueur du théâtre Kabuki, demeure d'une éblouissante beauté. Le critique René Marx nous en parlera avec brio lors du débat à suivre, et nous accompagnera boire un verre au Grand Bar.

Vendredi à 20h, c'est au tour du Ciné-Club La Chambre Noire(rappelez-vous, c'est le nouveau nom de celui de Science-Po), d'entrer en scène. Nous y verrons Ouvre les yeux, plongée en flash-back dans la psyché d'un possible meurtrier, défiguré après un accident et interné dans un hôpital psychiatrique. Comme souvent chez Alejandro Amenabar, le film est assez fou, mais ici illuminé par la présence de la sublime Penelope Cruz. Il sera présenté par la joyeuse bande des Parasites, de fieffés vidéastes-cinéphiles qui en profiteront pour nous montrer leur dernier court-métrage.  

Samedi matin, ça vaudra le coup de se lever tôt. En effet, à 11h, Pierre-William Glenn sera avec nous pour présenter 23h58, en 35 mm, s'il vous plait. Ce grand monsieur de la lumière au cinéma, qui a travaillé notamment avec Truffaut, Rivette, Pialat, Corneau, Fuller, et surtout Bertrand Tavernier, a aussi

Rêves, de Russie et d'ailleurs.

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Aller au cinéma, c'est s'offrir des rêves. Rêves éveillés certes, mais parfois plus beaux que ceux qui s'imposent pendant notre sommeil paradoxal. Ils ont souvent inspiré les cinéastes et sont le thème de la quatrième édition du festival Ciné-ma Russie. Cette année, la folie slave sera fantasmée quand, de jeudi à lundi, les films de Quand les Russes rêvent vont envahir nos salles. Toujours des moments de qualité, de fêtes et de grande agitation. Pas moins tonitruante que nos amis Russes, Lady Bird rêve aussi. L'héroïne du premier film de Greta Gerwig veut construire sa vie, comme une fille d'aujourd'hui. Cette semaine, on rêvera aussi devant les robes et les amours du couturier de Phantom Thread, le nouveau Paul Thomas Anderson, et lors d'un Ciné-Club Louis Lumière, avec lequel nous vous proposons de commencer.

Ce Ciné-Club Louis Lumière bouclera pourtant la semaine, puisqu'il se tiendra mardi à 20h. Nous y verrons My sweet Pepper Land, acide comédie kurde de Hiner Saleem. Pascal Auffray, directeur de la photo de ce film où un pauvre flic tente de faire respecter la loi dans un bled parfaitement étranger à cette notion, présentera son lumineux travail. Débat et cocktail au Grand Bar à suivre.

"On a souvent taxé les Russes de rêveurs. Leur histoire démontre qu’ils ont lutté contre les difficultés, la rigueur du climat, la violence des autocraties, la cruauté des guerres permanentes en se réfugiant dans l’imaginaire. (...) Le rêve est inscrit dans les gènes du peuple russe et de ses artistes. Rêvons avec eux !" Par un joli texte, Macha Méril, Marraine de Ciné-ma Russie, nous invite à partager sa fascination du cinéma onirique russe d'hier et d'aujourd'hui lors du festival Quand les Russes rêvent. De jeudi à lundi, classiques, fantastiques, inédits, fictions, documentaires, comédies et drames se succèdent à un rythme effréné. Reportez-vous au programme complet pour tout savoir sur ce festival qui multiplie rencontres, hommages, débats et soirée festives, et un cocktail jeudi soir, suite à la projection de La Vendeuse de cigarettes, de Youri Jeliaboujski. Nous verrons - aussi et entre autres - quelques Tarkovski (Solaris, Le Miroir, L'Enfance d'Ivan), deux Larissa Chepitko, l'une des rares réalisatrices Soviétiques,

L'âge adulte

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Au sortir de l'adolescence et de sa phase aigue, se déroule un curieux phénomène où parents et enfants vivent une seconde crise, pas forcément moins perturbante que la précédente. Voici le problème de Lady Bird, héroïne du premier long métrage de Greta Gerwig, une surdouée du jeune cinéma américain. Elle pourrait bien suivre les traces d'un autre génial réalisateur, Paul Thomas Anderson, dont le magnétique Phantom Thread, tout comme le cycle que nous lui consacrons, demeure à l'affiche. Nous poursuivons aussi les projections de 3 Billboards, de La Dame de Pique et des Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin. Pour être complet, signalons enfin, mardi à 14h15, une projection de Close Encounters with Vilmos Zsigmond, présentée et commentée par notre ami Pierre Filmon, réalisateur de ce portrait du grand chef-opérateur.

Et si, le 4 mars, Saoirse Ronan emportait l'Oscar de la meilleure actrice, coiffant au poteau la formidable Frances McDormand de 3 Billboards ? Ce n'est pas si improbable tant son talent éclate dans Lady Bird, où elle fricote avec Timothée Chalamet, autre fulgurant talent émergent également oscarisable. Saoirse (improbable prénom qui se prononcerait Sir-she) y incarne Christine, mais elle préfère se faire appeler du surnom poétique qu'elle s'est donné. Cette jeune fille qui doit intégrer l'université se débat avec toute sa belle énergie entre une mère trop présente, trop intrusive et trop occupée, et un père chômeur et déprimé. Lady Bird rêve de voler de ses propres ailes, et surtout de quitter la Californie pour la Côte Est, paradis mythique des écrivains et des intellectuels. Probablement largement autobiographique, et en tout cas nourri par une expérience encore récente, Lady Bird est le premier film de Greta Gerwig. Actrice et scénariste trentenaire, elle navigue avec brio sur toutes les mers du cinéma américain, passant du mainstream (Sex Friends) à l'intello (Woody Allen), avec une préférence pour l'indé radical. Fille du mumblecore, ce courant "génération Y" du cinéma américain, elle a collaboré avec Noah Baumbach, avec qui elle écrivit et interpréta Frances Ha. Là voila donc derrière la caméra, pour construire un magnifique portrait de jeune fille d'aujourd'hui. Si Greta ne trahit pas le mumblecore, elle en abandonne le côté le plus bricolé et improvisé. Soutenu par Universal et Focus, Lady Bird garde la fraîcheur de cette "US Nouvelle Vague" en y ajoutant la rigueur (et les moyens) d'un film confortablement