Escalier interdit

Robert Mulligan

Avec Sandy Dennis, Eileen Heckart, Patrick Bedford

Drame US | Durée : 2h
Année de production : 1968
Titre original : Up the down staircase

Synopsis

Une jeune enseignante d’anglais fait sa rentrée au Calvin Coolidge College, un lycée « difficile » de New-York. Les locaux sont vétustes et surpeuplés, les livres et les chaises manquent, et malgré la discipline de fer qu’essaie de faire régner le surveillant général, la jeune prof pleine d’espoir est vite débordée par des élèves survoltés qui accumulent les difficultés : pauvreté, racisme, acculturation… Soumise à d’incessantes provocations, comment pourra-t-elle mener sa mission ?

La jeunesse occupe une place de choix dans la riche filmographie de Robert Mulligan. Il lui doit son plus grand succès, Un été 42, dont le triomphe mondial a un peu occulté le reste de son œuvre, pourtant attachante, concoctée avec la complicité d’Alan J. pakula, qui fut producteur avant de se lancer dans la réalisation.
La saison au collège que Mulligan filme dans l’Escalier Interdit, n’est pas sans rappeler Entre les Murs. Les difficultés des élèves de Laurent Cantet sont peu ou prou les mêmes que celles de Mulligan. En portant sa caméra, Mulligan colle à son héroïne, et la fébrilité de l’image exprime la fragilité et le malaise de la jolie Sandy Dennis. La musique de Fred Karlin, légère et presque enfantine, apporte un intéressant contrepoint à la lourdeur des situations. Sur la lie du racisme, de l’exclusion, des difficultés économiques dont est victime la plupart des élèves, il reste la fraîcheur de la jeunesse d’où peut toujours naître l’espoir. La révélation d’un petit portoricain malmené en apportera la preuve.

Bernard-Pierre Molin