Documentaire Fr
Durée : 01:03mn | Année de production : 2018
Couleur | 1.85

Synopsis

Le cinéaste Théo Angelopoulos meurt le 24 janvier 2012, renversé par une moto, sur le plateau de tournage de son dernier film. Il était entouré de son équipe dont je faisais partie.
Dans ce film inachevé, il racontait les destins des victimes de la crise grecque. Ironie du sort, les ambulanciers censés le secourir sont tombés en panne, les restrictions budgétaires ne leur permettant plus d’entretenir leurs véhicules. C’est la crise elle-même qui a tué Théo.
Dans une lettre filmée que je lui adresse, je retourne en Grèce. Et la liste des victimes de la crise n’a cessé de s’allonger, cette misère répondant à une autre que Théo avait senti venir : celle de l’arrivée massive de réfugiés qui se retrouvent piégés en Grèce avec la fermeture des frontières.
Pourtant, une résistance citoyenne s’organise chaque jour pour faire sortir de l’ombre ceux qui sont aujourd’hui menacés d’effacement.

J’ai eu la chance de connaître le cinéaste grec Théo Angelopoulos pendant 7 années. Ce qui m’a toujours impressionnée chez lui, c’est l’acuité de son regard : Théo avait une analyse très fine de l’évolution de la société et il était capable d’anticiper les grands bouleversements et les crises, quand personne d’autre ne les pressentait. Ses films étaient toujours prophétiques et encore aujourd’hui, ils restent d’une actualité déconcertante.
Quand Théo me propose en 2011 de participer au tournage de ce qui sera son dernier film, je n’hésite pas une seconde et je le rejoins à Athènes. Il veut remettre en scène la crise économique qui ronge son pays en imaginant que s’y ajoute une autre crise, encore plus grave : celle de l’arrivée de milliers de migrants. Son film restera malheureusement inachevé, Théo décédant pendant le tournage.

Séances