Rotterdam comme si vous y étiez.

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Un festival en chasse un autre. Après une semaine passée avec Télérama, nous vous proposons de partir ce week-end au Festival International du Film de Rotterdam, IFFR pour les intimes. Un de nos ciné-clubs les plus excitants fait également sa rentrée cette semaine, le Ciné-club Univers Convergents, avec le documentaire Citizen Four. Ces événements n'empêchent pas nos succès en cours - To live and die in L.A. et Manchester by the Sea - de poursuivre leur carrière.

Le Ciné-club Univers Convergent revient pour sa quatrième année ! Créé en partenariat avec l’IHP et son directeur Cédric Villani, il propose une rencontre avec des scientifiques après la projection d’un film, cet échange se poursuivant autour d’un cocktail. Cette saison commence très fort avec le documentaire de Laura Poitras sur le lanceur d’alerte Edward Snowden, Citizen Four. Le débat, comme toujours animé par Cédric Villani, se fera en présence de Mathilde Bonnefoy, productrice et monteuse du film et David Pointcheval, directeur de recherche en cryptographie au CNRS. Comme toujours la séance est accessible uniquement sur inscription.

L’IFFR LIVE est une expérience inédite en France. Elle permet aux spectateurs d’intervenir lors des débats qui ont lieu après la projection du film au Festival International du Film de Rotterdam, via internet. Le débat est donc projeté en direct sur nos écrans et les questions des spectateurs (du monde entier, l’expérience ayant lieu dans 50 villes en simultanées) s’affichent également. Nous vous proposons quatre films, issus de la sélection officielle de l’IFFR, en avant-première. Nous commencerons donc avec Mister Universo de Tizza Covi et Rainer Frimmel, vendredi à 19h, qui nous fera traverser l’Italie en compagnie de Tairo, jeune dompteur de lion, à la recherche d’Arthur Robin, ancien Mister Univers. Puis samedi à 16h, The Man de Charlotte Sieling, dans lequel Simon, un artiste célèbre, vient à Copenhague pour rencontrer son fils Casper, un artiste de rue. Ensuite Noces de Stephan Streker, dimanche à 16h, qui s’attache aux pas de Zahira, jeune fille pakistanaise cherchant à garder le bébé qu’elle a dans le ventre. Et enfin The Giant de Johannes Nyholm, dimanche à 20h, étrange rêverie suédoise où l’on découvre le monde de Rikard, 30 ans, autiste au visage déformé. Il est obsédé par la pétanque et reste hanté par la perte de sa mère. Rikard s'échappe dans un monde imaginaire où il est un géant de 50 mètres.

Jeudi à 18h15, pas de film à l’écran, mais la possibilité de repartir avec de magnifiques puisque nous accueillons une vente aux enchères. Il y en aura pour tous les goûts et toutes les bourses !

L’année 1985 est toujours d’actualité avec polar phare To live and die in L.A.. William Friedkin est aux manettes de cette traque survitaminée d'un ingénieux faussaire par un flic obsessionnel et radical. Autant dire que ça dépote, autant que notre Cycle Friedkin qui accompagne cette réédition sur copie neuve, qui revient en force avec des séances de French Connection, L’Exorciste, Sorcerer, Cruising et Killer Joe.

Il sera sans doute au Festival Télérama de janvier prochain mais, en attendant, Manchester by the Sea est toujours à l'affiche cette semaine. Kenneth Lonergan a écrit et mis en scène une histoire puissante - celle d'un homme détruit par ses négligences du passé - et qu'un autre drame ramène sur le lieu de sa tragédie, un charmant port du Massachusetts qui donne son titre au film. Casey Affleck y est parfait.

Si Freaks, le mythique Tod Browning sur les monstres du Barnum, conserve quelques séances, le non moins mythique La Vie est belle de Frank Capra n’en n’a qu’une : c’est lundi à 18h que sera projeté le plus grand anti-dépresseur de l’histoire du cinéma.
L'Enfance de l'Art clôt cette lettre avec, mercredi, Avril et le monde truqué, où Franck Ekinci et Christian Desmares animent l'univers de Tardi dans une enquête des années 40, et, dimanche, Monsieur Bout-de-Bois, dessin animé de 30 mns adapté d'un livre des Editions Gallimard.

Bonne semaine.

Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action.