Predator

John McTiernan

Avec
Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Elpidia Carrillo

Fantastique Américain
Durée : 01:47mn | Année de production : 1987
Couleur | Dolby | 1.85

Synopsis

Le commando de forces spéciales mené par le major Dutch Schaeffer est engagé par la CIA pour sauver les survivants d’un crash d’hélicoptère au cœur d’une jungle d’Amérique Centrale. Sur place, Dutch et son équipe ne tardent pas à découvrir qu’ils sont pris en chasse par une mystérieuse créature invisible qui commence à les éliminer un par un. La traque commence…

Entendons une autre question, posée plus tôt par Schwarzenegger, devant le petit tas d’organes fumants qui est tout ce qu’il reste de l’un de ses hommes, pulvérisé par l’extra-terrestre : « What happened to the body ? » Qu’est-il arrivé au corps ? Il lui est arrivé ce qui est arrivé à tous les autres, dans l’oeil implacable du Predator, qui est aussi celui du film. Il a été disséqué. Il a été rendu à sa vérité anatomique par le regard analytique que l’extra-terrestre pose sur toutes ses victimes, déshabillées par les infrarouges, transformées (encore) en écorchés par la lame de son couteau, étudiées comme dans les vitrines d’un musée d’histoire naturelle (le Predator collecte les crânes, qu’il contemple pensivement en les caressant du bout de ses griffes), ramenées sur la scène originelle de leur nature animale (le scénario finit par raccompagner Schwarzenegger à l’âge de pierre en lui faisant renoncer à tout son barda technologique). Le Predator, c’est le principe actif du cinéma d’action des années 80 : une machine à analyser le corps humain, un point de vue d’anatomiste. Le Predator, c’est Hollywood en 1987.

Jérôme Momcilovic, extrait de Prodiges d’Arnold Schwarzenegger

Séances